Groupes élémentaire 1
Dans dix ans
Dans dix ans, j’aurai une vie merveilleuse !
Je me marierai et pour le voyage de noces, nous irons en Grèce où nous resterons. Mon mari et moi achèterons un yacht et nous naviguerons beaucoup dessus. Nous
achèterons aussi une maison sur une île et nous aurons trois enfants. Je parlerai plusieurs langues dont le grec. Je serai institutrice et j’apprendrai la
géographie. Mon mari apprendra à naviguer et au bout de quelques années, nous monterons une entreprise de yachting. Dix mois par an, nous resterons en Grèce et nous
passerons les trois mois d’hiver en Slovénie. S’il y a de la neige nous ferons du ski. Nous serons une famille parfaite.
- Kristina Herakovic
Ma vie dans dix ans
Dans dix ans, je vivrai dans notre maison rénovée et agrandie. Elle sera entourée d’un grand jardin. Moi et mon mari aurons trois enfants : deux garçons et une
fille. Nous aurons trois chats, un chien et un cheval. Je créerai une entreprise privée de conseil professionnel. Je travaillerai à la maison la majorité du temps. De
temps en temps j’irai en déplacements professionnels en Slovénie et à l’étranger. Ma famille et moi prendrons deux mois de vacances pour voyager dans des
pays au bord de la mer. Pendant l’hiver nous passerons deux semaines de vacances à la montagne. J’aurai une vie très dynamique et très riche.
- Natasa
Moi dans dix ans
A mon avis, dans dix ans, j’habiterai à Novo Mesto dans une grande maison située au bord de la rivière Krka. Je serai mariée et j’aurai deux enfants : une fille et un garçon. Nous voyagerons beaucoup vers des destinations très exotiques. Nous aurons de grands appartements confortables à Ankara et à Bohinj. J’aurai beaucoup d’argent parce que moi et mon mari nous serons directeurs de notre propre entreprise qui s’occupera de questions écologiques. Je ne serai pas grosse parce que je prends soin de mon corps et de ma santé. Je mangerai beaucoup de légumes et de fruits et j’aurai un chat et des dorades chinoises.
- Zala Asic
Dans dix ans
Je jouerai à la loterie et je gagnerai de l’argent. Ensuite, je voyagerai. Je déciderai de changer ma vie. Ma vie sera complètement différente. Je serai plus à l’heure que maintenant. Je n’aurai plus autant d’activités parce que je n’aurai plus envie de faire les choses à moitié. Par exemple : je ne lirai pas seulement la moitié des livres. Par la suite, j’aurai assez de temps pour par exemple laver la voiture, faire le ménage, etc…
- Petra Paternoster
Comment serai-je dans trente ans…
Hum ! Dans trente ans, je serai à la retraite. Je vivrai sur une île en Polynésie, sur la côte. J’habiterai dans une petite maison faite de bois. Cette petite maison sera à l’ombre des palmiers et des cocotiers. J’irai p^cher les poissons avec un petit bateau et je les mangerai. Trois ou quatre fois par an, j’irai en vacances « dans la civilisation », en Europe pour voir comment ça va là-bas. Mais je pense que je rentrerai rapidement et facilement sur mon île.
- Dusan Prelec
Groupe élémentaire 2
Un vieux morceau de journal
Entre ma paillasse et la planche du lit, j’avais trouvé […] un vieux morceau de journal […]. Il relatait un fait divers dont le début manquait […] Un homme était parti d’un village […] pour faire fortune. Au bout de vingt-cinq ans, riche, il était revenu avec une femme et un enfant. Sa mère tenait un hôtel avec sa sœur dans son village natal. Pour les surprendre, il avait laissé sa femme et son enfant dans un autre établissement, était allée chez sa mère qui ne l’avait pas reconnu quand il était entré. Par plaisanterie, il avait eu l’idée de prendre une chambre. Il avait montré son argent. Dans la nuit, sa mère et sa sœur l’avaient assassiné à coups de marteau pour le voler et avaient jeté son corps dans la rivière. Le matin, la femme était venue, avait révélé sans le savoir l’identité du voyageur. La mère s’était pendue. La sœur s’était jetée dans un puits. J’ai dû lire cette histoire des milliers de fois. D’un côté, elle était invraisemblable. D’un autre, elle était naturelle. De toute façon, je trouvais que le voyageur l’avait un peu mérité et qu’il ne faut jamais jouer.
- Albert Camus, L’étranger
Tragédie familiale
Un homme, revenu dans son village natal, après vingt-cinq ans d’absence et après avoir fait fortune, a trouvé la mort. En effet, il est descendu dans l’hôtel
tenu par sa mère et sa sœur et y a pris une chambre. Pour payer, il a montré son argent. Sa mère et sa sœur, sans savoir qui il était et pour le voler,
l’ont tué pendant la nuit. Au matin, en apprenant l’identité de l’homme, la mère s’est pendue et la sœur jetée dans un puits.
- Maja Oblak
Témoignage du voisin
Je travaille dans un petit magasin et j’allais à la poste dans l’après-midi quand ils sont arrivés. Je me rappelle très bien parce que ce n’est
pas tous les jours qu’on voit des visiteurs si élégants. J’ai vu tout de suite qu’ils avaient beaucoup d’argent. L’homme était fort mais aussi très gentil. La femme était très belle et douce. Quel joli couple ! Elle tenait par la main une petite fille qui avait les mêmes yeux que son père. Je ne suis pas sûre mais je dirai qu’elle avait quatre ans. Ils ont acheté quelques petites choses et m’ont demandé où ils pouvaient dormir. J’étais un peu surprise de la faàon dont ils me parlaient du village. C »était comme s’ils le connaissaient déjà. Je me rappelle aussi qu’ensuite, ils se sont séparés : la femme et la petite fille sont parties en direction de l’hôtel tandis que l’homme partait dans l’autre sens ; bizarre non ?
C’est tout ce que je sais…
Un tournant dans une vie incroyable
- Quand je t’ai connu, tu étais étudiante à Ljubljana ; qu’est-ce que tu fais maintenant ?
- J’habite au Koweit
- C’est pas vrai ! Et tu es seule ?
- Non, je me suis mariée et j’ai cinq enfants
- Sans blagues ! et quelle profession exerces-tu ?
- Je travaille pour mon mari. Il beaucoup de pouvoir. Je suis consultante pour les relations internationales.
- Incroyable !
- Quel âge a ton mari ?
- Il n’est pas encore très âgé, il est en pleine force de l’âge. Il a seulement 80 ans…
- Et pendant toutes ces années, il n’a pas eu d’autres femmes ?
- Mais si ! Je suis sa troisième femme. Nous vivons toutes ensemble ! Il a besoin de nombreuses relations…
- Je n’en crois pas mes oreilles !!! Ca ne te dérange pas ?
- Non, nous sommes seulement trois et il va mourir bientôt. Il a des problèmes de santé mais il a aussi beaucoup d’argent…
Dora / Gasper / Andrej
La situation linguistique en Slovénie
Il y a seulement une langue nationale dans mon pays. C’est le slovène. Cette langue a été introduite au 16ème siècle par Primoz Trubar, un protestant qui a écrit la première grammaire. Son époque a aussi produit la première traduction de la Bible en slovène.
Le slovène a été au départ une langue artificielle issue de plusieurs langues régionales. Ces dernières sont encore beaucoup parlées aujourd’hui mais elles ne sont pas enseignées à l’école.
Il y a deux langues minoritaires en Slovénie : l’italien et le hongrois. Elles sont enseignées dans certaines régions. Si on parle de langues d’immigration, on peut probablement parler du serbo-croate. C’est la langue des immigrés qui sont arrivés des autres républiques de l’ex-Yougoslavie. Cette langue est souvent, dans ces familles, la langue de communication à la maison. Elle n’est toutefois plus enseignée à l’école et n’a pas le statut de langue officielle.
La situation linguistique en Slovénie est très uniforme. Le pays est très petit et la langue est considérée comme la base du sentiment d’identité slovène. Nous tolérons l’italien et le hongrois pour des raisons historiques, par contre, je ne pense pas que nous ayons beaucoup de considération pour les « langues d’immigration ». Nous sommes bien sûr enthousiastes quand quelqu’un parle une langue étrangère mais nous ne sommes pas prêts à reconnaître des droits à cette langue et aux locuteurs qui la parlent. Je trouve cela dommage parce que plus de langues signifie plus de tolérance et plus d’ouverture sur le monde.
- Gasper Troha